La voyance à travers les âges

Tantôt adulé parce que supposé inspiré par les dieux, tantôt redouté, évité et accusé d’être un familier de Satan, le voyant, (et la voyance), ont été perçus de diverses façons au cours des siècles passés. Riche d’enseignements, l’histoire de la voyance oscille entre respect et mépris pour une pratique qui laisse rarement indifférent.
Chez les Anciens, la divination était couramment pratiquée et les hauts dignitaires, les responsables et les pharaons consultaient souvent les prophétesses avant de prendre une décision cruciale…
Au VIIème siècle avant J-C, apparaissent les Pythies dont les prophéties étaient écoutées de tous avec respect !
Chez les Grecs, des temples étaient consacrés à la voyance, notamment à Delphes ou à Claros.

Dans la Rome antique on observait le vol des oiseaux qui était alors, selon les croyances populaires, révélateur de l’avenir.
A toutes les époques il y eut des prophètes, des mages, des devins, des voyants pour prédire l’avenir, conseiller les gouvernants et l’engouement populaire, mêlé de crainte, pour la voyance n’a jamais décru …

Tenus en haute estime durant l’Antiquité, les haruspices et autres voyants sont perçus comme les dépositaires de la parole divine. Tout change au Moyen Âge.
La victoire du christianisme sur le paganisme renvoie en effet la voyance du côté de l’idolâtrie et de la magie noire. Au XIIIème siècle, une décrétale du pape Alexandre IV dénonce “les sortilèges et divinations ayant saveur d’hérésie”. Toutefois, il existe des exceptions à la règle. 

Certaines personnes bénéficiant du don de voyance bénéficient d’un statut à part. Au XVIème siècle Nostradamus (1503/1566), tout d’abord apothicaire et peut-être aussi médecin, célèbre astrologue, surtout connu pour ses prophéties rédigées en langue obscure et difficiles à interpréter, est l’un des exemples les plus célèbres de cet engouement au plus haut niveau de l’état (il fut le protégé de la reine Catherine de Médicis qui l’appela à la Cour), certaines de ses célèbres Centuries, résonnement encore étrangement de nos jours, bien qu’obscures et difficiles à interpréter, elles ont souvent des coïncidences très troublantes avec les évènements que nous traversons…

Au XIXème siècle, la voyance s’officialise et devient un métier à part entière…de cachée, elle s’étale au grand jour et dans les salons mondains les astrologues rivalisent avec les voyants, souvent des femmes, dont les plus célèbres se nomment Mlle LENORMAND ou Mme FRAYA….
A la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle c’est la mode du spiritisme, popularisé par Allan KARDEC, et des tables tournantes…On utilise aussi les taches d’encre, le marc de café, les oracles (Belline, Lenormand..etc..) pour lire l’avenir… Les “diseuses de bonne aventure” descendent dans la rue pour y proposer leur savoir et le commun des mortels y a recours, tout comme les têtes couronnées.

De tous temps, les Rois, les Reines, et les Présidents de la République ont fait appel à des astrologues et des voyants pour essayer de percer le mystère du futur…Mitterrand avait, dit-on, souvent recours à la voyance et la célèbre astrologue, Elisabeth Tessier, faisait partie de ses intimes….

On le voit, la voyance est vieille comme le monde. De tous temps, les hommes ont voulu anticiper et connaître l’avenir….Cet art a donc encore de beaux jours et de très longues années devant lui…

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